De la part de La Présidente de AMDMA

J’ai le plaisir de vous informer de la conférence visée en objet, qui sera organisée par l’association marocaine de droit maritime et aérien (AMDMA) sous l’égide du Ministère du Transport, de l’équipement et de la logistique, sa conférence annuelle le 1er juin sous le thème :

« La pollution atmosphérique en milieu aérien et maritime ».

 

Cette réflexion a pour but de débattre d’une question qui a été occultée par la conférence de Rio de Janeiro en 2012 et de la COP 21. En effet, les transports maritimes et aériens ne figurent pas dans l’Accord de Paris. C’est un très mauvais signal quand on sait qu’ils représentent à eux deux 8 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre actuelles et que, selon leurs projections de croissance, ils pourraient représenter jusqu’à 39 % des émissions en 2050.

 

Or les émissions des navires et aéronefs et celles des ports, aéroports et leurs voisinages sont très nocives par la spatialisation de certains polluants et par la vulnérabilité de la population exposée, c'est-à-dire, celle qui habite dans les zones polluées.

Une étude sérieuse et récente, qui date du 16 mars 2016, montre que les émissions des aéronefs et des navires sont de loin les plus abondantes par rapport aux émissions de toutes les autres sources (inférieures de 10%).

 

Nous savons que le Maroc et l’Afrique en général (celle qui n’est pas industrialisée) ne polluent point, mais qu’ils sont pollués. En effet, certains polluants peuvent voyager au fil des mois, voire des années sur des distances très importantes entre les continents, et certains ont des durées de vie si grandes qu’ils s’accumulent dans des couches hautes de l’atmosphère et bouleversent le climat. Selon des études sérieuses les polluants des réacteurs d'avions et des machines de navires sont à l'origine des maladies pulmonaires et cardiovasculaires sévères, de cancers.


L'intervention bénévole de notre association aura pour effet de contribuer, par la réflexion scientifique d'experts de l'OMI, du CNRS et de chercheurs d'Italie et de Tunisie, à mettre en oeuvre au Maroc l'action qui permette de limiter le réchauffement du climat à plus de 2°C, telle qu'elle a été retenue par la feuille de route à laquelle a pris part notre pays.

 

Notre association a entamé la procédure de labellisation COP22 et ses travaux seront désormais en marge de la COP22.

S’agissant d’une conférence internationale, nous pensons que la participation active de nos professionnels à cette manifestation contribuera, lors des débats, à la réussite de celle manifestation et à l’aboutissement de ses objectifs.

 

Votre présence sera un grand honneur.

Bien à vous,
Pr. H. CHERKAOUI
Présidente de AMDMA

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